Pour quels plats Milan est-il célèbre ? Guide de la cucina milanese

D’accord, Milan, c’est la mode. Et le business. Mais on oublie souvent de préciser que c’est avant tout la capitale d’une région où la gastronomie rythme la vie depuis des siècles. Chaque semaine, je consulte les statistiques touristiques, et tu sais quoi? Plus de 40 % des visiteurs citent la « cucina » comme principale raison de leur venue. Ce n’est pas un hasard.
Tu regardes les photos du Duomo et tu vois la foule. Mais le soir, promène-toi dans le quartier des Navigli: chaque établissement déborde, les gens tiennent un verre de Spritz à la main, devant eux de petites coupelles d’olives, de tartelettes. C’est l’aperitivo, un rituel aussi milanais que le risotto lui-même. Ah, le risotto justement. Après des années de voyages en Italie, j’ai compris une chose: le sud, c’est l’huile d’olive, les pâtes et les tomates. Le nord? Le beurre, le riz et le safran. La cuisine milanaise est… plus riche. Plus jaune, si tu vois ce que je veux dire. C’est l’influence de l’histoire, de l’industrie laitière de la Lombardie, de la situation entre les Alpes et la plaine du Pô.
Pour quels plats Milan est-elle célèbre et qu’est-ce qui rend cette cuisine si irrésistible?

photo: timeout.com
On ne peut pas non plus ignorer l’ampleur du phénomène. En 2023, la ville a accueilli à elle seule près de 10 millions de visiteurs. Instagram regorge de hashtags #milanesecuisine, les food tours sur TikTok cumulent des centaines de milliers de vues. La jeune génération découvre les régions d’Italie non pas à travers le guide Lonely Planet, mais via les spécialités locales. Et soudain, on se rend compte que Milan a vraiment beaucoup à offrir.
Mais concrètement, à quoi t’attendre? Dans les prochaines parties, je vais te montrer:
• quels plats iconiques tu dois absolument goûter et pourquoi ils ne ressemblent en rien à ce que tu trouveras dans un restaurant italien classique en Pologne
• où manger vraiment bien sans se ruiner ni tomber dans les pièges à touristes
• comment organiser toi-même un itinéraire gourmand à Milan, même si tu n’as qu’un simple week-end
Parfois, je me dis que l’image de cette ville comme métropole financière aseptisée n’est qu’une question de mauvais marketing. Car la vérité est simple: Milan vit pour la gastronomie autant que pour la mode. Et ça vaut la peine de le découvrir par soi-même, de préférence une fourchette à la main.
Le goût de Milan en bref – plats et ingrédients incontournables
La cuisine milanaise, ce n’est ni la sauce tomate ni les assiettes de spaghetti que la plupart d’entre nous associent à l’Italie. Ici, pas de cette légèreté du Sud. Milan est au nord, le climat est différent, les ingrédients aussi. Qu’est-ce qui domine? Le beurre, le safran, les viandes mijotées longuement, le riz à la place des pâtes. J’en parlais récemment avec une amie sicilienne, et elle-même avouait qu’en venant à Milan, elle avait l’impression de changer de pays, du moins côté cuisine. Le nom local, c’est « cucina gialla » – la cuisine jaune, à cause de la couleur du safran et du beurre qui sont ici la base de tout. C’est une cuisine riche, nourrissante, parce qu’autrefois, dans la plaine du Pô, les gens travaillaient dur dans les rizières et avaient besoin de forces pour la journée.
Pourquoi ce caractère? La plaine du Pô est humide, froide en hiver, parfaite pour la culture du riz. L’élevage bovin a toujours été important ici – d’où la présence de veau et de bœuf dans presque tous les plats traditionnels. Les vaches donnaient le lait pour le beurre et les fromages, alors oubliez l’huile d’olive comme matière grasse principale.
Les plats salés qui définissent Milan
Bon, passons au concret – que faut-il absolument savoir sur les plats emblématiques?
Risotto alla milanese est une véritable icône. Les bases: riz Carnaroli ou Vialone Nano, bouillon de bœuf, safran, beurre, fromage Grana Padano. La texture doit être crémeuse, les grains légèrement ondulés dans l’assiette – en italien, on dit « all’onda », comme une vague. On le sert généralement en entrée, parfois en accompagnement de l’ossobuco. Côté calories? Comptez facilement 600-700 par portion, car on ne lésine pas sur le beurre.

photo: mediolan.pl
Cotoletta alla milanese ressemble à une escalope panée, mais ce n’est pas une escalope ordinaire. C’est une côtelette de veau épaisse, avec os, panée à la chapelure et frite dans du beurre clarifié. Ici, tout est question d’épaisseur – bien préparée, elle doit être juteuse à l’intérieur et dorée à l’extérieur. Servie en plat principal, généralement sans accompagnements sophistiqués. C’est un plat riche, donc calorique: comptez 700 à 850 kcal.

photo: sanpellegrino.com
Ossobuco – c’est le jarret de veau mijoté, coupé en travers de l’os, avec du vin blanc, des légumes, des tomates. L’os a un trou caractéristique rempli de moelle – le meilleur morceau, certains la dégustent à la petite cuillère à la fin. On le fait mijoter au moins 2 à 3 heures, jusqu’à ce que la viande se détache presque toute seule. La texture est fondante, la saveur profonde. Il est souvent servi avec le risotto alla milanese, le duo classique.

photo: tasteatlas.com
Cassoeula est un plat que tu ne trouveras pas tous les jours à la carte. C’est un plat d’hiver, rustique, à base de porc et de chou de Milan. On utilise les morceaux moins nobles du cochon – oreilles, couenne, travers – le tout mijoté longuement avec du chou. La consistance est épaisse, grasse, et l’odeur puissante. Un plat pour les vrais amateurs de traditions.

photo: yesmilano.it
Busecca est une soupe de tripes de bœuf, haricots, légumes et tomates. Très longue à préparer, car il faut cuire les tripes longtemps. Autrefois, c’était un plat du peuple, aujourd’hui on le retrouve dans les trattorias traditionnelles comme symbole d’authenticité.

photo: ricette.giallozafferano.it
Mondeghili – boulettes de viande hachée (souvent des restes de viande cuite), œuf, fromage, pain trempé dans du lait. Panées et frites. C’est la cuisine familiale, une sorte de version italienne de nos boulettes de viande. Les enfants milanais en mangeaient à midi depuis des générations.

photo: seemilan.com
Votre stratégie culinaire pour Milan – conclusions pratiques
Quand on essaie de découvrir Milan par la gastronomie, on se rend vite compte que ce n’est pas seulement risotto et escalope. C’est une véritable mosaïque – des plats riches et beurrés aux solutions sobres mais ingénieuses de la cucina povera, de l’aperitivo qui peut remplacer le dîner aux desserts parfumés au safran. Et tout cela se passe dans une ville où l’image compte et où le temps, c’est de l’argent : le déjeuner peut être expédié aussi vite qu’un fast-food, mais le soir, ces mêmes personnes restent deux heures à table dans le calme.
La façon d’attaquer cette ville par l’estomac dépend un peu de qui vous êtes:
- Week-end classique – le strict nécessaire. Commence par un risotto alla milanese dans une trattoria décente (évite les attrape-touristes près du Duomo), poursuis avec un aperitivo quelque part dans le quartier Navigli, le troisième jour offre-toi une côtelette alla milanese et termine par un panettone d’une vraie pasticceria. Voilà la base.
- Petit budget, mais jamais au détriment de la qualité. Privilégie les déjeuners dans les trattorie – un plat complet pour 10-15 euros, transforme l’aperitivo en dîner (un cocktail + buffet, c’est économique), fais un tour au marché communal (par exemple Mercato Comunale), achète un morceau de gorgonzola et de la focaccia. Dépense quotidienne? Compte 25-30 euros par personne, voire moins.
- Pour les initiés. Tu réserves plusieurs tables un mois à l’avance dans des endroits étoilés, mais entre deux, tu glisses des trattorias classiques ou des enotecas avec des menus secrets. Et tu cherches des réinterprétations véganes des plats – parce que c’est tendance et loin d’être évident.

photo: flawless.life
Règles générales qui fonctionnent:
– Le budget nourriture représente environ 30 à 40 % du budget total du voyage, si tu prends ça au sérieux.
– Vérifie si le menu propose des plats de saison
– c’est le signe d’une cuisine vivante.
– Évite les endroits avec des slogans en cinq langues à l’entrée.
– Réserve toujours, même dans les trattorias « ordinaires »
– Les Italiens apprécient cela.
– Si tu es végé, demande des adaptations
– aujourd’hui, ce n’est vraiment plus un problème.
L’avenir? Milan s’oriente déjà vers des interprétations véganes des classiques – j’ai déjà vu un risotto au lait de coco au lieu du beurre, ça paraît étrange, mais ça fonctionne. On mettra aussi davantage l’accent sur les ingrédients locaux, car le safran ou le fromage grana padano deviennent beaucoup plus chers et les gens commencent à valoriser l’authenticité. Après l’Expo 2015, la ville est devenue une destination pour les foodies du monde entier entier, donc le marché se professionnalise, on voit apparaître des fusions créatives – des alliances italo-asiatiques, de nouvelles présentations pour des plats traditionnels.

photo: edition.cnn.com
Considère la gastronomie non pas comme un simple complément à la visite, mais comme un objectif à part entière. Crée ton propre itinéraire – ne serait-ce qu’un repas « typique », pas juste pour la commodité ou la proximité de l’hôtel. Même si ce n’est qu’un déjeuner dans un bar d’ouvriers – c’est toujours mieux qu’une pizza prise au hasard près du Duomo.
Martha
rédactrice lifestyle & business
Luxury Blog








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